Comme un roman de Daniel Pennac

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L’avis de la Plume Baroque :

Comme un Roman est un essai à la gloire des livres, de la littérature et de la lecture. C’est par ce livre que j’ai souhaité découvrir la plume de Daniel Pennac.

Relativement court – moins de 200 pages en format poche – j’ai dévoré cet essai en moins de deux heures.

L’essai débute par un contraste, celui existant entre un enfant passionné par la lecture du soir, par la lecture à voix haute de ses parents et l’enfant devenu adolescent qui se retrouve face à un « livre-falaise », une lecture imposée pour lui qui n’aime désormais plus lire.

Pennac s’interroge sur ce contraste, se remet en question sur l’éducation donnée et sur la qualité de son apprentissage vis-à-vis de la lecture. Comment peut-on perdre ce goût pour les livres, pour les histoires, pour l’imagination continue ? L’auteur fustige la télévision et plus largement la société comme source potentielle de ce rejet des livres.

Pennac insiste par la suite sur l’apprentissage de la lecture à l’école. Comment donner le goût de la lecture ? Comment désacraliser les livres ? Les récits imposés de Madame Bovary et autres ont un rôle dans ce rejet de la lecture par les adolescents.

Où est le plaisir de lire si le livre est imposé ? Comment profiter d’une histoire s’il faut, déjà commencée, cherché à la commenter, à l’analyser ?

« Un roman raconte une histoire » : Pennac insiste sur le devoir des professeurs de français de partager le bonheur de lire. Comment ? Par une lecture à voix haute, retourner aux pratiques de l’enfance, celles qui fonctionnaient pour attirer les plus jeunes à la découverte des innombrables histoires racontées dans les livres.

Cet essai est jalonné de nombreuses citations à la gloire de la littérature et de la lecture. Ce livre est un bonheur pour tous les amoureux des mots et des livres.

La dernière partie est consacrée aux droits imprescriptibles du lecteur, les 10 commandements qui permettent de démystifier l’acte de lire pour les néophytes et les blasés de la lecture.

Ainsi, il n’existe pas un unique type de lecteur. Chaque personne peut lire ce qu’elle veut, où elle veut, dans la position de son choix, etc. L’important, c’est de lire, lire pour se libérer, lire pour se questionner, lire pour s’évader, lire pour apprendre, lire pour vivre : « La lecture humanise l’homme ».

Je conseille ce livre à tous les bibliophiles, les parents, les pédagogues, à toute personne souhaitant s’interroger sur l’apprentissage de la lecture, sur le chemin menant à l’amour des mots et des histoires. Un essai utile et rondement mené de la part de Pennac.

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Résumé de l’éditeur (Collection Folio) :

Les droits imprescriptibles du lecteur

  1. Le droit de ne pas lire.
  2. Le droit de sauter des pages.
  3. Le droit de ne pas finir un livre.
  4. Le droit de relire.
  5. Le droit de lire n’importe quoi.
  6. Le droit au bovarysme (maladie textuellement transmissible).
  7. Le droit de lire n’importe où.
  8. Le droit de grapiller.
  9. Le droit de lire à haute voix.
  10. Le droit de nous taire.

Et pour compléter cet essai, découvrez nos 10 raisons de lire ou relire de la littérature classique raccoon-nico

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4 réflexions sur “Comme un roman de Daniel Pennac

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