Lecture en cours : « Antispéciste » d’Aymeric Caron

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Pour la première fois, je ne pouvais attendre la fin d’un livre pour vous le présenter!

Antispéciste d’Aymeric Caron est un livre que je conseille à tous tant il est nécessaire pour chacun de se questionner sur notre régime alimentaire, sur notre consommation d’animaux, sur la place de l’Homme sur terre ainsi que sur la biodiversité dans son ensemble. 

Vous êtes contre le racisme, le sexisme ou l’homophobie? Vous êtes donc contre un quelconque système de hiérarchie entre les individus.

L’antispécisme va plus loin en allant contre toute forme de hiérarchie entre les espèces vivantes de notre planète. Pourquoi la vie d’un humain aurait plus d’importance que celle d’un chat, d’un agneau, d’une brebis, d’une poule ou d’une sardine? Pourquoi avons-nous le droit de torturer par plaisir des animaux (corrida, etc.)? Pourquoi estimons-nous être naturellement supérieurs à une fourmi, à une chauve-souris ou à une loutre?

Tant de questions qu’Aymeric Caron souhaite aborder par le biais de l’antispécisme. Un Livre ô combien utile, notamment après la diffusion de vidéos atroces qui ont démontré l’horreur de l’abattage, la réalité des faits que les industriels et les lobbies tentent de nous cacher afin que les individus poursuivent leurs habitudes dictées par autrui et par une quelconque tradition illusoire.

Tant de questions qui amènent l’essor de nouveaux régimes alimentaires : flexitarisme, végétarisme, végétalisme ou encore véganisme. Des questions qui nous concernent finalement tous.

La chronique viendra prochainement mais n’hésitez pas à vous faire votre propre avis sur la question en découvrant ce livre qui est, de plus, bien écrit.

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10 réflexions sur “Lecture en cours : « Antispéciste » d’Aymeric Caron

  1. C’est la premiere fois que j’entends parler de ce concept. Interessant…Mais j’aurais tendance a pousser la reflexion plus loin, et a parler de respect. On doit tuer pour se nourir, que ce soit du vegetal ou de l’animal (et il en est de meme pour tous les animaux, si je ne m’abuse). Respecter ce que l’on tue pour se sustenter est, a mon avis, la base de la reflexion. Donc tout a fait d’accord sur la corrida, par exemple. Merci pour cette amorce de reflexion, et j’attends ton commentaire complet avec impatience.

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    1. Effectivement, c’est un concept encore méconnu et pour cause, il pourrait nuire à beaucoup de personnes réalisant de juteux profits sur le dos d’autres êtres vivants. Si la consommation de viande pouvait déjà être réfléchie, ça serait un grand pas en avant. Mais là où je ne suis pas d’accord c’est que si les animaux tuent pour se nourrir, c’est parce qu’ils n’ont pas le choix et parce qu’ils sont biologiquement carnivores. Nous, êtres humains, nous n’avons pas l’obligation de manger de la viande. D’après de nombreux nutritionnistes et études sur le sujet, un régime végétarien est bon pour la santé, pour un adulte ou pour un enfant, le tout est d’équilibrer son alimentation. C’est dans tous les cas un débat qui nous concerne tous et les choses commencent petit à petit à changer, et c’est très bien (par exemple, Monoprix a décidé d’exclure de ses rayons les œufs provenant de poules élevées en cage).

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      1. En fait ce qui me pose question, c’est que des peuples dits « primitifs » sont toujours chasseurs-cueilleurs… et que certaines populations se nourrissent presque exclusivement d’animaux (genre les esquimos avec le poisson?). En meme temps c’est juste une pensee comme ca en passant et je ne me base sur rien du tout que ma propre reflexion quand je dis cela. Je vais te mettre deux articles en anglais sur le sujet que j’ai trouve tres instructifs. C’est bien pour Monop, mais il faudrait juste qu’ils arretent de tuer les poussins males en fait 😉

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      2. Evidemment, cette problématique ne peut pas être abordée de la même façon dans toutes les sociétés de notre monde. Expliquer à une population souffrant de famine qu’elle ne doit pas manger des animaux peut poser problème. Dans les pays dits « développés », la question n’est pas la même, nous avons le choix. C’est toutefois une réflexion mondiale à mener afin de mieux répartir les ressources naturelles mais là, évidemment, nous sommes dans l’utopie!

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      3. La question du bien être animal est un des sujets majeurs de notre époque et il est bon qu’il vienne sur la table car ainsi que l’a dit Gandhi, « On reconnaît le degré de civilisation d’un peuple à la manière dont il traite ses animaux ». Il est nécessaire de refonder l’élevage et l’abattage des animaux afin de leur éviter toute souffrance inutile.
        Cependant, je tenais à dire combien ce mépris, cette condescendance, ce jugement envers ceux qui mangent de la viande me blesse et me paraît totalement injustifié. Bien qu’il soit indispensable de changer la condition animale, le regard de la société sur les animaux comme la manière dont ils sont élevés et tués, il me paraît illégitime de juger avec condescendance ceux qui mangent de la viande et ne souhaitent pas s’arrêter.

        Ce n’est peut-être pas volontaire mais c’est ce que j’entends dans de nombreux discours pro-régime vétarien, dans le fait que la viande n’est pas nécessaire. Si elle n’est pas nécessaire, ceux qui mangent de la viande participent volontairement au massacre et à la maltraitance des animaux, et s’ils ne veulent pas arrêter malgré les vidéos d’abattoirs, malgré les images de maltraitance, malgré la preuve de médecins que ce n’est pas nécessaire, c’est qu’ils sont immoraux, qu’ils mauvais, etc.

        J’aime la viande et je suis favorable à sa diminution dans mon régime alimentaire tant pour des raisons de santé que financières (pas pour réduire mes frais mais au contraire favoriser la qualité sur la quantité – qualité d’élevage et de traitements).
        Pour autant, estimer que « d’après de nombreux nutritionnistes (…) nous n’avons pas l’obligation de manger de la viande » c’est oublier que l’alimentation humaine n’est pas uniquement fondée sur la simple nécessité de se nourrir mais aussi sur le plaisir – d’où l’existence de la « gastronomie », ou l’art de la table. Et oui, j’aime la viande, c’est délicieux, comme sont délicieux le lait, le fromage, les oeufs, etc. Attention, pourtant, je ne dis pas qu’un régime végétarien, végan, etc., est dépourvu de plaisir. Simplement, n’oublions pas que cela fait parti du sujet !

        Est-il amoral en soi d’élever des animaux pour les manger, je ne pense pas ! ça n’exclue pas le respect et l’amour comme le disent de très nombreux professionnels (éleveurs, etc.)

        « Mais là où je ne suis pas d’accord c’est que si les animaux tuent pour se nourrir, c’est parce qu’ils n’ont pas le choix et parce qu’ils sont biologiquement carnivores. Nous, êtres humains, nous n’avons pas l’obligation de manger de la viande » : je vous répondrais en vous disant que si vous en venez à des impératifs biologiques, l’être humain est quand même un animal « omnivore » – mais ce serez un argument de mauvaise foi car je déteste en venir à l’argument de « l’origine » et de « on est fait pour ça » que je trouve stupide. Être civilisé, nous pouvons choisir ce que nous voulons être. Nous n’avons pas l’obligation biologique de manger de la viande mais c’est un choix autant respectable et valable que le fait de n’en pas manger.

        Pour finir, je dirais qu’un respect des divers régimes alimentaire humain est primordial. Tout comme je ne juge – et a fortiori n’interdis – aucun régime alimentaire (qu’il soit dicté par des impératifs religieux, moraux ou sanitaires du fait d’allergies ou intolérances), qu’on arrête – par pitié – de juger ceux qui aiment la viande.

        Peut-être ai-je tort ? Un respect mutuel est-il impossible ? Est-il possible de ne pas considérer un régime omnivore comme immoral ?

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      4. C’est votre avis et je le respecte. Je ne suis toutefois pas de cet avis. Ce livre porte sur l’antispécisme, en tant qu’antispéciste, je ne peux imaginer que manger de la viande relève de la gastronomie et du plaisir puisque c’est le résultat de la mort d’un être vivant. Un antispéciste ne fait aucune distinction entre un humain et tout autre animal non-humain. Si un sexiste ou un homophobe revendique ses idées, vous allez forcément le juger négativement car en désaccord avec votre façon de penser que vous estimez juste (ce qui relève de la norme pour ces exemples). C’est la même chose pour un antispéciste concernant les personnes qui mangent et revendiquent aimer la viande. Ce n’est pas une question de jugement ou de condescendance. Eleveriez-vous des enfants humains pour les manger? Non c’est complètement immoral et de surcroît interdit. C’en est de même pour un antispéciste concernant l’élevage de veaux, agneaux, et toute autre espèce d’animal sauf que lui doit vivre avec le fait que des milliards d’animaux sont tués chaque année pour nous nourrir. Je ne juge jamais ceux qui mangent de la viande parce que j’en ai également mangé et je sais que c’est le fruit d’une éducation, d’une société qui encouragent ces comportements, qui ne nous sensibilisent pas à ces questions. Je souhaite seulement apporter le débat et que les personnes s’interrogent sur leur consommation d’animaux et là-dessus, nous sommes d’accord.

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  2. Je trouve le sujet fort intéressant… Je ne mange plus de viande depuis 20 ans car je ne voulais plus encourager une industrie qui maltraite les animaux. En tant que société, il faut certainement modifier notre rapport à ces êtres vivants.

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    1. Bien d’accord. Mais quand on voit qu’il a fallu attendre 2015 pour conférer aux animaux plus de droit qu’une chaise ou qu’un meuble TV..Notre rapport aux êtres vivants et à la biodiversité doit totalement être revu mais il y a tellement d’enjeux financiers que ce n’est pas près d’arriver, bien malheureusement! Le travail de L214 permet de bouger les choses, ça avance, petit à petit, mais on est tellement en retard à ce niveau…

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      1. Je partage ton avis… Il importe de parfois de regarder ce que nous pouvons faire (signer des pétitions, faire du bénévolat dans des refuges, dénoncer, sensibiliser, etc). Chaque petit pas et geste est important… J’essaye depuis 20 pour bien vivre avec ma conscience…

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