Zazie dans le métro de Raymond Queneau

film zazie dans le métro

L’avis de la Plume Baroque :

C’est la première fois depuis l’inauguration de notre blog que je souhaite expliquer pourquoi je n’ai pas réussi à terminer un roman. J’ai arrêté celui-ci à 60 pages de la fin, un peu frustré et dérouté par la plume de Queneau.

Zazie dans le métro, c’est l’histoire d’une petite fille, d’une jeune fille rebelle, impertinente et obnubilée par une seule chose depuis son arrivée à Paris : le métro.
Arrivée chez son « tonton Gabriel », elle va chambouler son quotidien par un comportement sortant de l’ordinaire, entre vulgarité, fugue et impertinence.

Dans ce roman, nous sommes sans cesse en mouvement, les dialogues sont omniprésents au point d’avoir l’impression de lire une pièce de théâtre avec comme décor, la ville de Paris. Nous faisons la rencontre des amis de Gabriel qui vont eux aussi se confronter au caractère bien trempé de Zazie, nous suivons la découverte d’une partie de la ville et des péripéties qui vont jalonner celle-ci.

Si je n’ai pas réussi à terminer ce livre c’est que, pendant 120 pages, aucun fil conducteur ne m’a retenu. Cela relève sans aucun doute d’un choix de l’auteur de rendre cette « aventure » imprévisible, évoluant au gré de la personnalité de Zazie, mais je n’ai personnellement pas été happé par ce récit.

Le choix d’une écriture orale et populaire ne m’a pas particulièrement dérouté étant un grand fan des histoires de Cavanna mais si cette partie est adaptée aux dialogues pour accroître l’effet d’authenticité, je n’ai pas trouvé cela pertinent dans la narration : « elle s’arrêta pile devant un achalandage de surplus. Du coup, a boujplu. A boujpludutou. ». Je pense toutefois que cet aspect ne m’aurait pas dérangé si mon esprit avait été retenu par une véritable histoire.

En somme, je referme ce livre avec une certaine déception mais je serai ravi de recevoir vos conseils concernant d’autres œuvres de Queneau à découvrir car cet auteur m’intrigue et je ne souhaite pas rester sur une mauvaise note.

Voici quelques citations qui m’ont particulièrement plu et que je souhaitais partager avec vous :

« L’être ou le néant, voilà le problème. Monter, descendre, aller, venir, tant fait l’homme qu’à la fin il disparaît. Un taxi l’emmène, un métro l’emporte, la tour n’y prend garde, ni le Panthéon. Paris n’est qu’un songe, Gabriel n’est qu’un rêve (charmant), Zazie le songe d’un rêve (ou d’un cauchemar) et toute cette histoire le songe d’un songe, le rêve d’un rêve, à peine plus qu’un délire tapé à la machine par un romancier idiot (oh ! Pardon). »

« Pourquoi, qu’il disait, pourquoi qu’on supporterait pas la vie du moment qu’il suffit d’un rien pour vous en priver ? Un rien l’amène, un rien l’anime, un rien la mine, un rien l’emmène. »

couverture Zazie dans le métro de Queneau Folio
Résumé de l’éditeur (folio) :

«– Zazie, déclare Gabriel en prenant un air majestueux trouvé sans peine dans son répertoire, si ça te plaît de voir vraiment les Invalides et le tombeau véritable du vrai Napoléon, je t’y conduirai.
– Napoléon mon cul, réplique Zazie. Il m’intéresse pas du tout, cet enflé, avec son chapeau à la con.
– Qu’est-ce qui t’intéresse alors?
Zazie ne répond pas.
– Oui, dit Charles avec une gentillesse inattendue, qu’est-ce qui t’intéresse?
– Le métro.»

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7 réflexions sur “Zazie dans le métro de Raymond Queneau

    1. Il faut que je lise exercices de style 🙂 Après, pour ce roman, je pense vraiment que c’est personnel. J’attache beaucoup d’importance à l’histoire d’un récit et je peux parfois être assez difficile à ce propos, du coup, quand il n’y en a pas vraiment, c’est un peu déroutant pour moi. Mais c’est à découvrir je pense 😉

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  1. Si je peux me permettre un conseil, c’est de ne pas jeter aux oubliettes Zazie dans le métro et de lui donner une seconde chance. Roland Barthes a écrit un article sur ce roman, « Zazie et la littérature », qu’on trouve dans ses Essais critiques (chez Seuil, je crois) : peut-être qu’y jeter un œil vous permettrait de mieux saisir les intentions de l’auteur et vous donnerait des pistes pour mieux appréhender une relecture ?
    Sinon, pour découvrir Queneau, il y a évidemment les Exercices de style ou les Cent mille milliards de poèmes. Le roman Les Fleurs bleues se lit facilement aussi, mais il me semblait que Zazie aussi, alors… mes conseils ne sont peut-être pas très avisés.

    Aimé par 1 personne

  2. J’avais pour ma part bien aimé ce roman même si exercices de style est nettement meilleur! (je te conseille de continuer avec celui-ci). J’avais moi aussi été déroutée par le manque de fil conducteur mais finalement je me suis laissée prendre par le style du livre (qui heureusement est assez court!)

    Aimé par 1 personne

    1. Effectivement, j’ai bien préféré Exercices de style du même auteur. La lecture est également faite pour être déroutante, nous faire sortir des sentiers battus. Parfois certains livres marchent sur certains et moins sur d’autres 🙂

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