Le Lion de Joseph Kessel

image de lion

L’avis de la Plume Baroque :

J’ai à plusieurs reprises vu des internautes conseiller Le Lion de Joseph Kessel. Pour n’avoir jamais lu cet auteur qui m’intriguait pourtant depuis quelques temps, ce livre aura été une belle découverte, une lecture puissante dont je ne ressors pas indemne.

Par le biais de son roman, l’auteur nous plonge littéralement dans la savane africaine, plus précisément dans l’Afrique orientale, au pied du Kilimandjaro. Nous y découvrons notre narrateur en voyage dans un parc royal, totalement submergé par les émotions émanant d’un environnement idyllique pour un passionné de nature et de ses habitants primaires. Une ambiance délicieuse décrite de main de maître par Joseph Kessel qui nous donne l’impression de voir sans y être, expression du pouvoir magique des écrivains talentueux.

Notre narrateur va ici faire la rencontre des animaux mais également de la famille en charge de ce parc : Bullit, le directeur chevronné, ancien chasseur réputé devenu protecteur des animaux qu’il prenait auparavant plaisir à abattre, Sybil, sa femme, qui a l’impression de subir la savane plus que les autres membres de sa famille et Patricia, leur fille, le véritable personnage principal de cette histoire.

Patricia a grandi dans la brousse, aux côtés des animaux, dans leur milieu mais également aux côtés des tribus humaines. Elle parle de ce fait tous les dialectes, se déplace comme un félin et dispose d’une connaissance intarissable de cet environnement qu’elle chérit plus que de raison. Si sa mère souhaite la contraindre à mener une vie digne d’une « occidentale », elle ne pense qu’aux animaux et à la nature.

Notre narrateur est jaloux de Patricia, jaloux de sa liberté, de sa vie et de son lien avec la savane. Parti pour rester un seul jour, il décide d’annuler son vol afin de suivre la jeune fille dans ses pérégrinations sauvages, à la rencontre des bêtes et de son lion, le roi de la jungle, le beau King.

King est un lion recueilli par la famille de Patricia, élevé par ses soins depuis son plus jeune âge. Une relation qui n’a jamais cessé même à l’âge adulte où King vadrouille à son gré sans ne jamais cesser de venir jouer et câliner celle qu’il considère comme son amie et sa famille.

Une relation qui va troubler notre narrateur mais également les masaïs qui auront ici une importance toute particulière. Ces anciens tueurs de lions devenus simples éleveurs sous l’égide des colonisateurs et de la protection de la faune sauvage restent insoumis et une jeune fille capable de dompter aussi aisément leur ennemi séculaire à de quoi détonner.

Je ne vous en dirai pas plus sur cette histoire que j’ai trouvé, à de nombreux égards, magnifique ! Le talent de Joseph Kessel est indéniable, il sert ici à nous dépeindre une nature savoureuse et envoûtante, des relations simples et passionnées jusqu’au dénouement que tout le monde attend, le lecteur comme les protagonistes.

Le Lion de Joseph Kessel - folio livres

Résumé de l’éditeur (Folio livres) :

Le grand Parc Royal s’étend au pied du Kilimandjaro, au Kenya. Patricia, dix ans, vit en toute familiarité avec les bêtes sauvages peuplant ce vaste territoire. Le maître de la savane en personne, le lion King, se transforme avec elle en gros chat débonnaire et caressant ! Il est vrai que Patricia, fille de John Bullit, grand chasseur repenti et gouverneur de la réserve, a recueilli et nourri King au biberon, alors qu’il n’était qu’un lionceau aveugle et sans défense.
Mais le parc est traversé par les fiers guerriers Mosans. Et le plus orgueilleux d’entre eux, le jeune et vigoureux Oriounga, n’a qu’un rêve : affronter le grand Lion…

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13 réflexions sur “Le Lion de Joseph Kessel

  1. J’ai récemment relu Le lion, une de mes lectures d’enfance, avec plaisir mais aussi avec une pointe de déception. Il y a quelques années, j’ai découvert Les cavaliers, qui est un chef d’œuvre. Comme dans Le lion, on y trouve une fascination pour les paysages sauvages et la fierté des hommes mais le livre étant plus développé, tout prend une autre ampleur : la beauté aride de la steppe, l’orgueil du cavalier, la vigueur du cheval et la sauvagerie grandiose du bouzkachi. Une merveille.

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