Bilan de lecture du mois d’octobre 2015 – Sophie

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Ciel gris, feuilles mortes et vent du Nord m’ont offert un magnifique cadre de lecture en ce mois d’octobre !
Neuf livres lus, aucune déception, mais trois beaux coups de cœur.
Un mois riche en découvertes que je vous fais partager juste ici.


Mes coups de cœur :

Tristan et Yseut de Béroul : une grande envie de relire ce chef-d’œuvre du Moyen-Age et je referme le livre tout aussi conquise qu’en l’ouvrant.
J’ai toujours été fascinée par cette période même si la littérature médiévale est malheureusement trop souvent négligée par les lecteurs contemporains.
« Tristan et Yseut » est un mélange entre l’amour courtois médiéval et son contre-pied, la passion et le désir incontrôlables, il est imprégné de ce mysticisme et de cette magie que l’on connaît à l’époque. (Chronique à venir)

Lettres d’une péruvienne de Madame de Graffigny : voici l’une de mes lectures scolaires, que je n’insère pas toujours dans mon bilan de lecture, mais les « lettres d’une péruvienne » ont été une si belle découverte que je me dois de vous en parler.
Je n’avais jamais eu connaissance de ce roman, et pourtant, en plus de son style attractif et de la forme épistolaire qui se lit aisément, la critique de la société du XVIIIème siècle qui en est faite est amenée subtilement, par le biais du récit d’une jeune prévienne, violemment arrachée à son pays lors de conquêtes espagnoles.

Le Cid de Corneille : dernier coup de cœur pour cette pièce baroque, grand-chef d’œuvre de Corneille qui introduit le célèbre dilemme cornélien, un choix entre l’amour et le devoir.

Les livres que j’ai appréciés mais que je ne relirai pas :

Thérèse Raquin de Zola : l’un des premiers romans de Zola qui amorce le style des Rougon-Macquart, sans être encore aussi spectaculaire que le célèbre cycle de l’auteur selon moi.
Zola nous y fait rencontrer un triangle amoureux qui sera rapidement détruit par la volonté des amants adultérins de vivre leur passion sans être gênés par le mari de Thérèse Raquin, décidant alors de la tuer. Mais cet homicide signe également le glas de leur amour. (Chronique à venir)

Le Mariage de Figaro de Beaumarchais : une nouvelle pièce de théâtre d’un tout autre genre que celle de Corneille. Beaumarchais nous invite à connaître la suite du Barbier de Séville en suivant une nouvelle fois les aventures du célèbre Figaro qui doit épouser Suzanne.
En plus d’être la représentation de la comédie à son paroxysme, Le mariage de Figaro est également l’une des œuvres les plus révolutionnaires de son temps, entre rire, quiproquos et déguisements, le lecteur découvre une dénonciation aiguisée des vices de l’époque.

Remonter l’Orénoque de Mathias Enard : deuxième lecture d’un auteur que je découvrais il y a peu et qui me plaît de plus en plus.
Mathias Enard nous y fait découvrir un triangle amoureux et destructeur, mais le véritable prodige réside dans les procédés narratifs utilisés, les narrateurs sont multiples, les personnages profonds et des indices annonçant le dénouement sont semés dès le début de l’œuvre.
Un livre bien écrit qui ne manquera pas de vous surprendre par son dénouement.

Anthologie du poème court japonais, le Haïku : de belles découvertes dans ces courts poèmes qui fixent l’instant présent en un souffle.

Soie d’Alessandro Baricco : très beau récit de la cristallisation d’un amour entre un français et une femme qu’il découvre lors d’un séjour au Japon et qui le fascine dès le premier regard.
Il n’entendra jamais le son de sa voix, leur histoire sera faite de gestes minuscules, de regards timides, de lettres mystérieuses, mais surtout d’un grand sacrifice pour le moins inattendu.
Si cette lecture a été très plaisante, je n’ai pas partagée l’engouement de nombreux lecteurs pour cette œuvre.

Nadja d’André Breton : Nadja est sans doute l’un des grands chef-d’œuvres du surréalisme et de son meneur.
Breton y relate ses propres souvenirs, et plus particulièrement sa rencontre avec la mystérieuse Nadja, entre « génie libre » et médium, sa présence lui deviendra, durant quelques temps, indispensable.
J’ai apprécié ma lecture ainsi que la plume de l’auteur, mais je déplore quelque peu le manque de sentiments et le côté légèrement descriptif de ce récit de vie.

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