Bilan de lecture du mois de septembre 2015 – Nicolas

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Le mois se termine et le bilan de lecture arrive comme une tarte au citron meringuée pour le goûter, au moment idéal.

Ce mois de septembre n’aura pas été très prolifique en lecture avec seulement 6 livres lus dont un que je n’ai pas terminé. Un peu moins de temps pour lire ce mois-ci ce qui ne m’a pourtant pas empêché de découvrir de petites merveilles.

Les coups de cœur :

51crrJLPFLL._SX329_BO1,204,203,200_A marche forcée de Slavomir Rawicz, le récit passionnant d’un groupe de prisonniers évadés d’un goulag nord sibérien. Le voyage de quelques hommes qui se sont battus pour leur survie, subissant les affres de la faim, du froid et de la maladie pour éviter les travaux forcés, au péril de leur vie. Un livre que je recommande à chacun, véritable leçon de vie et de survie qui nous fait voyager à travers les steppes mongoles, le désert de Gobi et les montagnes himalayennes, une histoire humaine qui n’attend plus que vous !

51r-BFmQ-8L._SX328_BO1,204,203,200_Sur le chemin des Ducs de Bernard Ollivier, l’histoire d’un randonneur qui, après avoir marché sur le chemin de Saint-Jacques de Compostelle et sur le chemin de la soie, a décidé de parcourir sa région natale, la Normandie, de Rouen au Mont-Michel, à pied. Se muant en guide, il nous présente une des plus belles régions de France, une partie de son histoire et ses magnifiques paysages. Un éloge de la marche et de la randonnée, de ses bienfaits sur le corps et l’esprit, qui nous prouve qu’il n’est pas nécessaire de dormir à la belle étoile en ne mangeant que des racines pour vivre une réelle aventure.

LePeupleDenBasLe Peuple d’en bas de Jack London, le récit de l’immersion de 6 mois de l’écrivain américain dans le misérable quartier de l’East end londonien de 1902. Une plongée au sein d’une population désœuvrée rencontrée par l’auteur, décrite par son talent et sa sensibilité humaniste. On tremble à l’horreur subie par les personnes souffrant terriblement de la faim, du manque de logement, de la pollution et d’une forte mortalité infantile. Un désastre social dans la capitale du plus puissant pays du monde au début du XXème siècle. Nul autre auteur n’aurait aussi bien retranscrit cette vie si ce n’est Jack London, lui, l’ancien vagabond devenu un mythe littéraire.

Les livres que j’ai appréciés mais que je ne relirai pas :

James-Salter-CassadaCassada de James Salter, l’histoire de Robert Cassada, tout dernier pilote de chasse à intégrer un escadron réputé posté en Allemagne, après la seconde guerre mondiale. Ancien pilote lui-même, l’auteur nous délivre des scènes de vie d’une équipe d’hommes, des personnages vivants que l’on suit, que l’on aime ou que l’on déteste. Un soin apporté à l’immersion dans un univers qui passionne l’auteur. Une véritable leçon de vie sur l’ambition de chacun qui, comme Icare, peut nous brûler les ailes.

51iO1Pb7n9L._SX348_BO1,204,203,200_Journal d’un Caméléon de Didier Goupil, la biographie romancée du peintre Cosme Estève que l’on découvre déambulant dans un hôpital psychiatrique, désorienté, s’aidant d’une boussole afin de trouver son havre de paix : le fumoir. L’histoire d’un homme détruit par les femmes qui s’est servi de la peinture comme d’un exutoire, voyageant à travers le monde, modifiant ses sentiments et son comportement tel un caméléon, vie troublante qui aura nécessairement un impact sur ses œuvres.

La déception du mois :

liv-4014-avenue-des-geantsAvenue des géants de Marc Dugain, ma déception du mois. Après avoir lorgné sur ce livre plusieurs fois à la suite de mes passages en librairie, je m’étais enfin décidé à le prendre. Enthousiasmé par « La chambre des officiers », j’avais, surtout après avoir eu de bons échos, fondé de grands espoirs dans ce livre. Après une centaine de pages, j’ai abandonné ma lecture car je n’arrivais pas à rentrer dans l’histoire, le choix de focaliser la narration sur le meurtrier qui s’est avéré loin d’être attachant ne m’aura pas donné envie de poursuivre ma lecture. L’environnement du livre n’était pas forcément en adéquation non plus avec ce que j’affectionne. Je vous laisserai toutefois vous faire votre propre idée et serait ravi d’en débattre avec vous.

C’est parti pour de nouvelles aventures avec au programme, pour le mois d’octobre, des livres très prometteurs à l’image de « Besoin de mer » d’Hervé Hamon, « Le vagabond des étoiles » de Jack London, « Un truc très beau qui contient tout » de Neal Cassady ou « La garde blanche » de Mikhail Boulgakov.

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4 réflexions sur “Bilan de lecture du mois de septembre 2015 – Nicolas

    1. Merci beaucoup pour ton message 🙂 Le Livre de Jack London est assez dur par les tragédies énoncées, mais c’est un récit utile, malheureusement encore transposable à notre propre société. Le travail de l’auteur est remarquable car il ne fait pas que traverser le sujet, il a fait le choix audacieux de passer 6 mois dans la peau des personnes qu’il souhaite décrire, c’est admirable !

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